Les renforts: l'arrivée inattendue

Découvrez comment l'arrivée des renforts a changé le cours de l'embuscade de 1957. Une analyse détaillée des événements, des témoignages poignants et des faits clés. Plongez au cœur de l'histoire.

Un impact clé sur le déroulement

La réalité des premiers renforts sur l'embuscade est tout autre que ce que l'on pourrait imaginer. Ceux-ci appartenaient à la 2e compagnie de Bouyamene. Selon le témoignage de Raymond Guittard, une section renforcée d'une quarantaine d'hommes, sous le commandement du lieutenant Fernand Chrismann, prenait position à pied sur la piste en protection à chaque convoi de ravitaillement. Ce jour-là, Raymond Guittard participait pour la première fois. Vers 10h, ils s'étaient installés fortuitement à environ 1 km du lieu de l'embuscade, vraisemblablement en LY 15 C 53, un fait que Raymond a confirmé, bien qu'il ignore si c'était le lieu habituel. Leur présence a été déterminante.

Alerte et rapidité d'intervention

Raymond Guittard n'a pas vu de camion civil dans le convoi ni pendant sa faction, ce qui soulève des questions sur son parcours antérieur.

Mourad Lebtahi, quant à lui, confirme la présence d'un camion Berliet en fin de convoi, ayant parlé avec le chauffeur lors de son enquête. Alertée par la fusillade, la section de Raymond Guittard s'est portée sur le lieu de l'embuscade en une quinzaine de minutes, mais les fellaghas avaient déjà disparu. Juste après eux, un élément de la 3e compagnie s'est présenté à l'autre extrémité de la piste, montrant une coordination et une rapidité d'intervention remarquables.

Témoignages et conséquences de l'arrivée

Raymond Guittard en a déduit qu'il s'agissait d'une autre section protégeant la piste en aval, une opinion partagée par de nombreux experts. Edmond Courraly a confirmé que la 3e compagnie assurait la protection de la piste à chaque convoi, même s'il n'était pas présent ce jour-là. Mourad Lebtahi a démontré, par des expériences sur place, qu'il fallait au moins 40 minutes à un convoi pour intervenir depuis Dupleix, alors que le convoi a quitté Bouyamène à 13h et est tombé dans l'embuscade vers 13h40. Lorsque les renforts sont arrivés, les rebelles avaient disparu, laissant derrière eux une scène d'apocalypse. Ils se sont alors consacrés à la recherche et aux premiers soins des blessés, jouant un rôle essentiel dans l'après-embuscade.

"L'arrivée des renforts a été un moment crucial, non pas pour l'affrontement, mais pour la prise en charge des victimes et la sécurisation du site."

Chronique de Gouraya