Les bénis des dieux : Quand le destin épargne

Dans la tragédie de l'embuscade du 28 février 1957, certains hommes ont, pour des raisons diverses, échappé à une fin tragique. Ce chapitre leur est dédié, pour ne pas oublier ces destins épargnés par un heureux hasard.

Denis Blacou : Le forgeron providentiel

Denis Blacou, forgeron de métier, était affecté à Béni Bou Hanou. Alors qu’un bulldozer améliorait la piste menant à Bouyamene, une chenille s’est brisée. Une intervention rapide et efficace de DB a su réparer l'engin, ce qui lui a valu l'appréciation de l’adjudant-chef Guillaume Gueguen. Ce dernier l'a même invité chez lui en Bretagne après sa libération. La veille de Noël 1956, la Jeep dans laquelle se trouvait DB a été attaquée par des HLL alors qu’il se rendait à Bouyamene. Un goumier a été tué et lui a eu l

Marcel Lauzeral : Le chauffeur accidenté

Marcel Lauzeral, chauffeur d’un 4x4 armé de 2 mitrailleuses, participait à chaque convoi en protection. Le 27 février, au retour d’une mission, son sergent a pris le volant. Roulant au milieu de la chaussée, il a percuté un camion civil. Le choc fut violent et les hommes éjectés. Ils se sont retrouvés à l’infirmerie du Bois Sacré, confié aux bons soins de Lucien Brugidou, l’infirmier. Le 4x4 a été envoyé au garage, remplacé par un scout-car, évitant ainsi à Marcel de participer au convoi de ravitaillement.

Raymond Amouroux et Jean-Marie Romulus : Les absents providentiels

Raymond Amouroux, homme d’escorte habituel, a été contraint de rester ce jour-là au Bois sacré en raison de problèmes d’effectifs pour les tours de garde. Jean-Marie Romulus, également homme d’escorte habituel sur le convoi, n’est pas parti ce jour-là car il avait été envoyé en mission à Al. Ces deux hommes, par des circonstances imprévues, ont échappé à l'embuscade du 28 février 1957, témoignant de l'imprévisibilité de la guerre et des destins qui se jouent au gré des événements.

"La vie est parfois une question de secondes, de détours inattendus qui changent le cours de l'histoire personnelle."

Chronique de Gouraya