Les permissionnaires : des destins tragiques au cœur de l'embuscade

Découvrez la vérité derrière les histoires des soldats en permission, pris au piège de l'embuscade de Gouraya en 1957. Une controverse subsiste : étaient-ils armés ? Leur sacrifice a marqué l'histoire de ce jour tragique.

Le piège de lalla ouda : un "coupe-gorge" pour les permissionnaires

La photo que nous a transmise Aimé Moulin, prise par un camarade, illustre l'endroit exact où se trouvait le camion des permissionnaires. Un véritable "coupe-gorge" où, avec ou sans armes, ils n'avaient aucune chance. Ils furent sacrifiés. La controverse de Lalla Ouda a longtemps alimenté les débats : les permissionnaires voyageaient-ils désarmés, comme le voulaient les habitudes de l'époque ? Claude Rochard (4) et Aimé Moulin le confirment, une pratique également en vigueur "de mon temps".

Armés ou désarmés ? la controverse

Le capitaine Assémat, ancien du 1/22, a écrit dans Historia Magazine qu'« Un convoi de permissionnaires était tombé dans une embuscade (…) Les hommes désarmés n’avaient pas pu se défendre ». Une affirmation contestée par Xavier Marty, armurier à Maleville, et d'autres témoins. Ernest Combelles, seul permissionnaire rescapé blessé, a perdu son arme, une MAT, dans l'embuscade. Les armes étaient récupérées à Alger par les accompagnateurs et rapportées au Bois Sacré. Pourtant, Jean Jobin se souvient d'un permissionnaire sur son GMC sans arme, et il n'en avait pas non plus lors de sa libération. L'adjudant-chef Gueguen, lui, ne disposait que d'un PA, vraisemblablement un 7,65. Alors, quelle est la vérité ?

Un convoi de permissionnaires ou des permissionnaires sur un convoi ?

Il est crucial de nuancer : ce n’était pas un convoi de permissionnaires, mais des permissionnaires sur un convoi. Combien étaient-ils ? Aimé Moulin estime qu'ils étaient 17, incluant un Appelé pour des soins dentaires et Jean Jobin en accompagnement, eux possédant leur arme habituelle. Contrairement aux sous-entendus du capitaine Assémat, l'éventuel manque d'armes n'enlève rien à la victoire des fellaghas ; ils ont simplement profité des circonstances. Raymond Guittard a précisé que la 2e compagnie a déploré 13 tués, incluant l'adjudant-chef G., des permissionnaires, et ce malheureux en route pour des soins dentaires. C'est un bilan énorme, près de la moitié des tués.

"Leur sacrifice reste gravé, rappelant la fragilité de la vie au front et les dures réalités de la guerre."

Chronique de Gouraya

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